L’entière caravane du 4L Trophy évolue depuis ce matin en terre marocaine. Malgré le retard du premier bateau de la journée et quelques bouchons dominicaux, l’arrivée sur le territoire laissera un sacré souvenir. Elle a été marquée par l’excellent accueil des autorités locales et par une météo vraiment exceptionnelle. Avant la compétition et la solidarité demain, les participants ont rejoint Boulajoul par une étape de liaison qui restera gravée dans les annales.

 

Le Maroc, quel pays !

La journée de ce dimanche a commencé tôt mais sous les meilleurs auspices pour tous les Trophistes : passage facilité par les douanes à Tanger à la sortie des bateaux ou présence rassurante des forces de l’ordre à Arbaa Shoul près de Rabat depuis la veille au soir, ils ont d’emblée bénéficié de l’accueil que le Maroc réserve chaque année à l’évènement. Après quelques kilomètres, ils ont quitté l’autoroute pour une grande entrée en matière. Villages typiques, premières grandes étendues, forêt de cèdres, rencontre avec les macaques et vues spectaculaires durant toute la fin de l’étape, la journée pourrait se résumer en une suite de splendides cartes postales.

Les grosses chutes de neige qui ont recouvert toute la région récemment ont posé un décor que les participants ne sont pas prêts d’oublier. La température particulièrement clémente pour la saison et le ciel azur sans un nuage l’ont sublimé. Par moments, on aurait même cru admirer les salars croisés lors de l’Argentina Trophy, tant les étendues enneigées brillaient sous le soleil de plomb. Pique-nique sauvage, descentes en luge, pause en bord de rivière ou déjeuner en t-shirt, les équipages ont fait le plein de bons moments. Andrea, Tom,  Chif et  Bub, les quatre gaillards des équipages 82 et 134 croisés en terrasse à Timahdite, tajines en mains et lunettes de soleil sur le nez avaient l’air de bien apprécier… Tout au long du parcours, les étudiants se sont arrêtés pour immortaliser ses paysages exceptionnels jusqu’au clou du spectacle à l’arrivée au bivouac.

 

Un bivouac de rêve

 

Ce n’est pas une légende, Boulajoul est habituellement connu pour ses conditions un peu rudes et les anciens ont bien fait circuler l’information. Vers 18 :00, l’équipage 1688 pour lequel c’est une première, a du mal à y croire quand il découvre le « spot » du bivouac. Sur leur tête toujours du ciel bleu, dehors une température agréable, sous leur pieds et à perte de vue un immense plateau désertique et en fond de toile face à eux, l’impressionnant sommet du Haut Atlas du Djebel Ayachi qui culmine à 3 757 m d’altitude, en guise de grande muraille avant le plongeon de demain vers les gorges du Ziz. En même temps, Clément et Léo (équipage 699) avaient eu la bonne idée de faire voler un cerf-volant pour ajouter une touche féerique à cette vision. Et la play-list de Virgin Radio qui accompagne tout le rallye a enfoncé le clou.

 

 

Déjà hâte de la suite !

 

Dans cette euphorie planante et générale, les participants ont assisté aux traditionnels JT et JT décalé (hilarant ce soir, mais on ne dévoilera rien, il faut le regarder !) et au briefing concernant la journée de demain. Premières pistes et cérémonie de remise des dons avec l’Association Enfants du désert, les Trophistes attendent ce lundi avec impatience…

En attendant, dès 19 :00, ils se sont rués vers la tente du restaurant de Brahim, l’intendant du bivouac, pour clôturer cette incroyable étape comme il se doit et reprendre des forces. Que la compétition commence !